Du 15 janvier au 30 avril 2019, la ville va expérimenter la réduction de l’éclairage public sur la partie ouest et sud de la commune, entre 1 heure et 5 heures du matin. Par cette action, actée en novembre 2018, le Conseil municipal rappelle sa volonté d’initier des actions en faveur de la maîtrise des consommations d’énergie, mais aussi en faveur de l’environnement et de la biodiversité.

Si les économies financières engendrées par cette mesure seront réelles (l’éclairage public représente environ 20 % du budget énergie d’une collectivité et 50 % de la consommation électrique – source ADEME), elles n’en sont pas le moteur. En effet, des réductions de consommation sont déjà régulièrement effectuées par nos électriciens par le remplacement, par exemple, de vieilles ampoules obsolètes et énergivores par des LEDs ou par la suppression des lampadaires type « boule » qui envoient autant de lumière vers le ciel qu’au sol.
Aujourd’hui, il est nécessaire d’aller plus loin pour diminuer la consommation énergétique, préserver l’environnement par la limitation des émissions de gaz à effet de serre et lutter contre la pollution lumineuse qui engendre de nombreuses nuisances (cf. article magazine n° 28).
Mais, force est de constater que pour grand nombre d’entre nous il semble indispensable d’éclairer. Éclairer une rue, éclairer un monument, une promotion commerciale, une vitrine, un jardin, éclairer pour être vu, pour voir… Cette surenchère lumineuse ne va-t-elle pas bien au-delà de nos besoins de sécurité, d’information ou de mise en valeur du patrimoine ?
Pour lever les doutes, nous vous expliquons les raisons qui justifient l’extinction de l’éclairage public une partie de la nuit :

1. Limitation de la consommation d’énergie
• réduction des émissions de gaz à effet de serre et les déchets toxiques ;
• préservation des ressources naturelles et diminution de la dépendance aux sources d’énergie importées (pétrole, uranium, gaz, etc…),

2. Protection de la biodiversité
Un environnement nocturne est essentiel pour toutes les espèces, notamment parce qu’il contribue à leur bon fonctionnement physiologique et à leur rythme biologique. Éclairer la nuit a donc un effet néfaste sur la faune et la flore. Le développement des éclairages publics participe à la destruction et à la perturbation du cycle de reproduction de certaines espèces nocturnes tout en les rendant plus vulnérables face à leurs prédateurs.

3. Garantie d’une meilleure qualité de nuit et protection de la santé humaine
L’alternance jour-nuit est essentielle également pour l’homme. Comme tout animal diurne, il a un rythme biologique bien défini : actif le jour et se reposant la nuit. Pour être en bonne santé, ce rythme doit être respecté. Il faut donc prévenir et limiter les lumières intrusives la nuit.

4. Préservation du ciel nocturne
Les halos lumineux qui entourent les communes trop éclairées limitent l’observation du ciel. Les astronomes en sont fortement impactés, mais nous-mêmes également puisque aujourd’hui 1 personne sur 2 en Europe ne distingue plus la Voie Lactée.

5. Respect de la loi
Des dispositions législatives et réglementaires sont là pour limiter les nuisances lumineuses et leurs effets (1). « Les émissions de lumière artificielle de nature à présenter des dangers ou causer un trouble excessif aux personnes, à la faune, à la flore ou aux écosystèmes, entraînant un gaspillage énergétique ou empêchant l’observation du ciel nocturne feront l’objet des mesures de prévention, de suppression ou de limitation » (2).

Enfin, 2 chiffres :
• 80 % des vols et agressions ont lieu en plein jour. L’éclairage public n’a aucune incidence sur la baisse de la criminalité et de la violence (3).
• 86 % des Français se disent prêts à accepter d’éteindre l’éclairage public inutile en milieu de nuit (4).

(1) parmi les principales : loi n°2009-967 du 3 août 2009 dite Grenelle 1, loi n°2010-788 de juillet 2010, l’article L 538-1 du code de l’environnement, décret n°2011-831 du 12 juillet 2011.
(2) d’après l’article 41 de la loi n°2009-967 du 3 aout 2009 dite Grenelle 1
(3) d’après l’Observatoire National de la Délinquance et des Ripostes Pénales (ONDRP)
(4) d’après une enquête Harris Interactive de la Fondation européenne pour le climat, CESE, 12/06/2013.

 

Les modalités de fonctionnement de l’éclairage public relevant du pouvoir de police du maire, un arrêté a été pris dans ce sens le 27 novembre 2018.
Télécharger l’arrêté

Ainsi, du 15 janvier au 30 avril 2019, entre 1 h et 5 h du matin, les parties ouest et sud de l’agglomération seront concernées par cette mesure, à savoir :
Chemin des Layres
Rue Léo Lagrange
Impasse André Chenier
Impasse André Bresoux
Rue Henri Stumbo
Rue Maxime Kalinski
Rue Henri Mégnint
Impasse des Layres
Rue Montaigne
Rue Jacques Bertrand
Rue Joseph Ségarra
Rue du Pressoir
Rue Descartes
Impasse Galilée
Rue Montesquieu
Rue Montaigne
Chemin des Embucs
Impasse du Terret
Impasse du Merlot
Impasse des Hybrides
Rue du Cinsault
Rue des Carignans
Impasse du Muscat
Impasse du Sauvignon
Rue du Petit Bois
Impasse Louis Aragon
Impasse Gilles Deleuze
Rue André Malraux
Route de Vendres
Rue Emile Turco
Boulevard Général de Gaulle
Impasse des Tournesols
Square des Arbousiers
Rue de l’Ancien Moulin
Rue de la Farigoule
Impasse des Serpolets
Impasse du Thym
Impasse des Magnolias
Rue des Tilleuls
Rue des Jujubiers
Rue des Micocouliers
Rue de l’Azérolier
Chemin de la Vistoule
Avenue Valéry Giscard d’Estaing
Avenue Georges Pompidou
Rue René Coty
Rue de Montplaisir
Rue Raoul Bayou
Rue Marc Tressol
Rue Gérard Saumade
Rue Pierre Brousse
Rue Antonin Artaud
Rue Jean Cocteau
Rue Jean Marais
Rue Michel Dorr
Rue Georges Bataillé
Impasse Erik Satie
Impasse Georges Bizet
Rue Jean-Paul Sartre
Rue Albert Camus
Rue Françoise Giroud
Rue Joseph Delteil
Boulevard de Lattre de Tassigny
Rue Rhin et Danube
Impasse Jean-Philippe Rameau
Impasse Marguerite Yourcenar
Rue Claude Debussy
Impasse Charles Gounod
Impasse Alfred Sisley
Rue André Jolivet
Impasse de Vlaminck
Rue Marie Curie
Rue des Acacias
Impasse Les Hauts de Sérignan
Impasse Hector Berlioz
Impasse des Romarins
Rue des Lavandes
Impasse du Fenouil
Rue Jacques Brel
Impasse Maurice Ravel
Impasse J. Baptiste Lully
Rue Georges Brassens

Les limites des zones sont dépendantes des armoires qui commandent les points lumineux. Il n’est donc possible d’agir que secteur par secteur, ce qui explique que, parfois, seul un côté de la rue n’est pas éclairé.