
Le parcours débute sur le parvis de La Cigalière, au milieu de l’œuvre « Rayonnant » (1) de l’artiste conceptuel Daniel Buren qui met en valeur l’architecture de la salle de spectacles.Les 170 pylônes en métal ajouré sont déployés dans l’espace pour guider notre regard vers l’horizon. Le jeu de lumières est remarquable à la tombée de la nuit, lorsque les pylônes, éclairés de l’intérieur par fibre optique, prennent des variétés infinies de couleurs.
Cette œuvre fait écho au parcours de sculptures contemporaines installé dans le parc du château Vargoz (2), propriété cossue du XIXème siècle, qui abrite des ateliers d’artistes et un lieu d’exposition.
Le parcours serpente ensuite dans le centre historique, après avoir franchi vous pouvez admirer un porche, les vestiges d’une porte renaissance dans la rue Lamartine (3) avant d’arriver devant la façade austère de l’amirauté, siège du pouvoir royal à Sérignan, (4) installé au XVIIe siècle pour contrôler et encadrer les échanges commerciaux maritimes. Sérignan garde sa structure médiévale avec des traces de ses remparts (5) et une tour (6) dont l’appareillage est constitué de pierres noires volcaniques de la région toute proche d'Agde.
Le cheminement vous conduit à proximité de l’ancien château (7) dont il ne reste que des éléments lapidaires épars réemployés dans la construction de différents bâtiments de la commune. Sur la place de la Libération se tenait le marché couvert. Sa position centrale dans le cœur de ville présente un intérêt stratégique et symbolique.
Le bâtiment de la Halle (8) a connu différents emplois au fil du temps : à l'origine il servit de caserne avec des vigies puis de halle commerçante. Après la Révolution Française, il accueillit l’Hôtel de ville puis plus récemment l’Office du tourisme. Aujourd'hui c'est une galerie d’art. En remontant la rue Gambetta vous pourrez apercevoir au numéro 40 une niche avec la statue de Saint Roch (9). Le culte de Saint Roch, né à Montpellier, est très répandu dans la région. A Sérignan, on le célèbre le 16 août avec un grand défilé et une bénédiction des animaux devant la Collégiale Notre Dame de Grâce.
En prenant la rue Michelet (10) vous découvrez un passage ancien sous charpente témoin de l’étroitesse des rues. Le parcours vous fait traverser la Promenade (11) et ses allées de platanes. Autrefois nommée plan de la reunion, cette place est un lieu de rencontre et de discussion.
En descendant la rue du 11 novembre, vous parvenez à la Collégiale Notre Dame de Grâce (12). La construction de ce monument classé s’est échelonnée du XIIème au XVème siècle. Son clocher, imposante tour de 30 mètres de haut, évoque davantage le donjon guerrier que l’édifice religieux. Ouverte par sept hautes fenêtres à meneaux, l’abside présente un ensemble de vitraux réalisés par les ateliers de Mauvernay et posés en 1879.
L’ancien domaine viticole des Viennet (13) est un espace regroupant l’Hôtel de ville, ancienne résidence de la famille et ses jardins. A l’emplacement du Musée Régional d’Art Contemporain se trouvaient les chais. Il reste encore des éléments de charpente et des corbeaux de pierre à l’intérieur du bâtiment. Les écuries se situaient sur l’emplacement de l’actuel centre administratif.
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