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Histoire de Sérignan

Carte de Sérignan

Tout commence par de l’eau. Du paléolithique au néolithique la zone lagunaire de cette partie du golfe du Lion est le jouet d’une mer qui s’avance ou se retire au gré des aléas tectoniques et géologiques. Le territoire de la commune est quelque peu délaissé du fait de son insalubrité. Avec les Romains et l’arrivée de la vigne, Sérignan et ses alentours deviennent viables. Même les sables qui jadis étaient stériles deviennent alors cultivables, et par le futur d’autant plus rentables, que leurs vignes sont hors d’atteinte du phylloxéra.

Les vestiges d’un pont antique sur l’Orb, dont les piles existaient encore au XIIIème siècle, témoignent du tracé d’une voie romaine qui reliait le port de Agde à celui Narbonne, en passant par Sérignan, autre port de mer.

Sérignan est donc une cité chargée d’histoire, ses origines remontent à la période de la République romaine au Ier siècle avant Jésus-Christ. Sa situation géographique dans le bassin méditerranéen explique son développement au cours des siècles.

Très officiellement, d’après les noms des communes du diocèse de Béziers, le village évolue successivement de Sérinhanus, à Sérignanus, Sirinianus et Sirignianus.

Février 1286, les troupes du roi d’Aragon anéantissent Valras et Sérignan, en représailles à l’invasion de la Catalogne par les troupes françaises un an auparavant. Seule la collégiale fut épargnée de la destruction et des incendies. En 1412, naissance de la commune avec la signature de la ''transaction'' qui précise les modalités d’élection des consuls de Sérignan par le seul suffrage des habitants. Le pouvoir des consuls qui peut varier d’un lieu à un autre se constitue aux dépens de celui du seigneur et sous le regard bienveillant du gouvernement royal. Lieu facilitant les échanges, la ville va voir croître ses activités portuaires et devenir siège d’amirauté par un édit royal en 1630. En tant que port, son déclin définitif au XVIIIe siècle s’inscrit en parallèle avec la prospérité du port de Sète.

Le fief de Sérignan d’abord inféodé à la vicomté de Béziers est cédé à la fin du Xe siècle à la cathédrale de Béziers avant d’être attribué à un seigneur « laïc », Bernard de Sérignan. La Révolution française mettra un terme à la seigneurie de Sérignan vieille de sept siècles. De ce passé, la cité a conservé des vestiges et un patrimoine architectural exceptionnel dont une magnifique collégiale, classée aux monuments historiques.

 

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Nov / Déc 2014 - N° 4

Dossier : La salinisation des terres agricoles

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